
Quel honneur de pouvoir vous réunir !
Ces portraits d’éternité sont si forts à dessiner. Merci pour votre confiance.

Joli week-end à vous les familles !
Je travaille sur de jolis projets en ce moment, comme le roman illustré de Madame Bovary, un manuel scolaire et un roman jeunesse illustré (entre autre) mais je ne vous oublie pas. Il y aura toujours de la place pour vous. Je limite parfois un peu les dispos pour ne pas me laisser déborder mais je n’arrêterai pas les portraits, pas question de vous laisser tomber !
Vous êtes les first ! <3
On ne sait pas toujours comment réagir face à quelqu’un qui a perdu un enfant (que ce soit en début ou fin de grossesse, à la naissance ou après la naissance).
On a si peur de dire ce qu’il ne faut pas ou de raviver la douleur qu’on préfère ne rien dire.Mais ne rien dire c’est pire.
Voici quelques pistes de messages que vous pouvez adresser à des paranges. Ce n’est pas exhaustif bien sûr. Si des paranges souhaitent la compléter ci-dessous il ne faut surtout pas hésiter.
La parole aux paranges : qu’auriez-vous aimé qu’on vous dise ou qu’aimeriez-vous toujours que l’on vous dise ?
Et vous, entourage des paranges, n’hésitez pas à les taguer ci-dessous pour leur adresser un gentil mot.
Encore bravo pour tous vos partages de la semaine, vous avez clairement contribué à la sensibilisation ! ⭐💛🤍


Au fil de toutes ces années pendant lesquelles vous m’avez confié vos témoignages lors de la réalisation de vos portraits de famille, j’ai été fortement sensibilisée à ce qui vous faisait souffrir.
C’est ce que j’ai tenté de retranscrire dans ma bande dessinée « L’or du soir qui tombe ».
Dans le premier extrait, Roxane s’écroule dans les bras de sa maman en lui expliquant que non, elle ne peut pas tourner la page, non elle n’a pas plein de belles choses à vivre. Ce n’est pas ce qu’elle a besoin d’entendre. Elle veut parler de son petit bébé garçon, elle veut dire son prénom, elle a besoin qu’on reconnaisse son existence, qu’on n’oublie pas.
Dans le second extrait, Charles et Roxane se rendent sur la tombe de leur petit ange pour lui annoncer la grande nouvelle : il va être grand frère ! Mais l’enfant qui arrive après l’ange ne le remplacera jamais. Il s’ajoute à cette famille qui existe déjà, il complète la fratrie.
J’espère que ces deux petites graines semées au vent de vos partages germeront dans les cœurs de ceux qui ne savent pas.
Doux baisers à vos étoiles filantes ![]()
Pourquoi cette sensibilisation est-elle si importante ?
Parce que les paranges sont invisibilisés par la société. Ils ont un grand besoin d’être reconnus. La meilleure preuve de cela étant l’absence totale d’un mot les désignant dans le dictionnaire. Les enfants qui n’ont plus leurs parents ont leur mot, eux : des orphelins. Pourquoi l’inverse n’existerait pas ? Que ce soit le mot « parange » ou « parent orphelin » ou autre, ce n’est pas le plus important sans doute. L’important c’est la reconnaissance de leur existence.
Leur invisibilité les amène au silence, à la solitude, à l’incompréhension et les maladresses de leur entourage…A la mort de leur enfant, s’ajoute la disparition de leur histoire. Ils ne seront plus jamais les mêmes après cela, un petit morceau de leur cœur sera pour toujours entre ciel et terre.
Un mot, une attention, un geste vers eux, cela change tout.
Visuel de 2020